POURQUOI ROLAND HUREAUX SE PRESENTE A LA MAIRIE DE CAHORS

Publié le par Rolland Hureaux

Roland Hureaux, vous semblez n’avoir pas de doutes sur l’opportunité de vous présenter à la mairie de Cahors en 2014 ?

Comment en aurais-je ? Vous voyez dans quel état est la France ! Nous devons proposer une alternative. Vous voyez le rejet profond qu’inspire l’équipe Hollande, au pouvoir depuis un an et demi seulement. Les raisons, on les connait bien : le chômage en hausse continue quoi qu’il prétende ; le matraquage fiscal qui semble ne devoir jamais finir, l’insécurité grandissante, spécialement dans nos départements ruraux, la dégradation de l’enseignement, la haine qui monte un peu partout dans notre société, l’inquiétude sur l’avenir de notre pays, de nos jeunes.

Visiblement François Hollande ne contrôle plus rien !

Non seulement il ne contrôle plus rien, mais il ne cesse de prendre des mesures qui accroissent le chômage, qui alourdissent les impôts, qui aggravent l’insécurité ; il fait voter des lois laxistes en matière pénale, il désorganise l’éducation nationale, il monte les Français les uns contre les autres par la par une permanente surenchère idéologique et, toujours venant de la gauche, les invectives antiracistes, antifascistes etc. visant à culpabiliser les Français, qui sont, on le sait le peuple le moins raciste du monde.

C’est tout ?

Non hélas. Je pourrais vous en dire beaucoup sur les réformes destructrices qui sont menées sur à peu près en toutes matières. Demandez aux gendarmes ce que devient la gendarmerie, aux fonctionnaires de préfecture ce que deviennent les préfectures, aux artisans, comment on les traite etc.

La colère monte un peu partout et la politique de Hollande, loin de résoudre les problèmes, ne fait que jeter de l'huile sur le feu.

Et ce qui nous attend après les élections municipales est encore pire : de nouveaux impôts, une loi sur la justice la plus laxiste qui ait jamais été, une loi sur l’urbanisme signée Duflot, la plus bureaucratique, la plus tatillonne, la plus antidémocratique que nous ayons eues, une véritable usine à gaz.

Et que peut –on faire pour empêcher cela ?

Les prochaines élections municipales seront la première occasion qu’auront les Français de dire à M. Hollande ce qu’ils pensent de son action. Si le désaveu est assez violent, peut-être les socialistes se calmeront-ils ? En tous les cas, nous avons là une belle occasion de dire haut et fort : « Ca suffit, M. Hollande !», Vous nous avez trompés. Arrêtez.

Nous nous éloignons de la gestion d’une ville comme Cahors.

Pas tant que vous croyez : d’abord parce que le vrai maire de Cahors, c’est le sénateur Miquel qui est socialiste. Vayssouze n’est que le lieutenant, sous les ordres du colonel Miquel. Et M. Miquel est appelé au Sénat à approuver la politique gouvernementale. Or il l’a fait sans jamais faire la moindre réserve, même sur les lois les es plus controversées comme la loi Taubira.

Quant à Vayssouze, personne ne le connaissant deux mois avant la dernière élection ? Il a été élu grâce à l’étiquette socialiste et rien que cela. Maintenant, il faut qu’il l’assume.

Ensuite parce que les Cadurciens souffrent plus que d’autres de la mauvaise politique gouvernementale : l’abandon de l’aménagement du territoire et des territoires ruraux rend plus dramatique la situation des jeunes dans les villes comme Cahors, la lourdeur particulière des impôts si on ajoute les niveaux national, départemental, communal pèse particulièrement sue une ville comme Cahors; la sécurité était jadis meilleure chez nous qu’ailleurs mais elle se dégrade plus vite, comme de façon générale elle se dégrade plus en zone gendarmerie qu'en zone police.

S’agissant des choix purement locaux, comment voulez-vous que les socialistes qui sont si désastreux au niveau national soient bons au niveau local ?

Comment qualifierez-vous la gestion de Vayssouze-Faure ?

Médiocre et sans perspectives.

Les principaux problèmes n’ont pas trouvé leur solution : les vieux quartiers sont toujours dans l’état lamentable que l’on sait, le commerce du centre-ville languit, les impôts demeurent très lourds : si les taux ne se sont pas alourdis au cours des dernières années, encore heureux, les sommes réclamées sur la feuille d’impôts, elles, ont augmenté, pour différents motifs : la part du conseil général (et régional) - on ne saurait séparer la commune du département, Miquel, président du conseil général, Miquel tuteur de fait de la Ville - ; autres motifs d’augmentation : les redevances diverses ( eau, assainissement), l’évolution des bases qui continuent à monter alors que l’immobilier stagne et que les revenus baissent. Et surtout, on s’en apercevra vite, la fuite en avant vers le Grand Cahors qui permet de supporter une partie des charges par es nouveaux venus. Mais c’est un subterfuge provisoire ; demain, ce sont les Cadurciens qui devront payer.

Cela n’a pas été annoncé par l’équipe socialiste !

Bien au contraire, ils avaient promis que les 4 premiers mètres cubes d’eau seraient gratuits, on n’en pas vu la couleur. Voilà une varie tromperie.

Quant aux perspectives : où va cette ville ? Quelle est la hiérarchie des investissements nécessaires ? Quel visage veut-on qu’elle ait dans vingt ans ? Rien de tout cela.

Des travaux se font ici et là mais on n’en voit pas le fil directeur, sinon de plaire à tel ou tel. On imite servilement ce qui se fait ailleurs, exemple Cahors-page, pâle mais coûteuse copie de Paris-Plage. Faute d’imagination, on suit les propositions de bureaux d’études « bobos » qui ont tout intérêt à pousser à la dépense, par exemple le Trait d’union, qui a coûté très cher, sans véritable utilité. C’est ce que j’appelle une gestion à la petite semaine. Vous mélangez cela avec ce qu’il faut de rouerie clientéliste : vous retrouvez la patte du vrai patron de la ville : du Miquel tout craché.

Absence de vision, dites-vous ?

Oui, il est ainsi étonnant que la Mairie ne sache pas ce qu’elle va faire du Château du Roi, un des plus grands monuments de Cahors, d’une ville où le patrimoine est essentiel. Face à ce monument exceptionnel, dont on savait depuis des années qu’il serait « libéré » (façon de parler s’agissant d’une prison !), ils ne savent pas quoi faire. Ils sont comme la poule qui a trouvé en grattant une cuillère d’argent et qui la regarde sans savoir quoi en faire.

Et vous que promettez-vous ?

D’abord un soulagement fiscal. Non seulement les impôts ne doivent plus augmenter, mais ils doivent désormais baisser. Il en va de la survie de Cahors. L’effort fiscal relève certes aussi des autres niveaux, national, régional, départemental, mais la commune doit y avoir sa part.

On est loin du compte.

Je ne vous le fais pas dire.

Pensez-vous être crédible en disant cela ?

Je dirais avec modestie que je ferai tout pour atteindre cet objectif, peut-être pas la première année mais sur six ans. Crédible, je crois l’ être plus que d’autres : ce dont je suis sûr c’est que les socialistes, eux, ne le sont pas. Qui peut jamais espérer que des socialistes baisseront les prélèvements ?

Croyez-vous que cela soit faisable ?

Je vous répondrai come Obama : Yes we can, ce qui veut dire « Oui, nous pouvons », si nous le voulons et si le gouvernement socialiste ne rogne pas encore davantage sur les reversements aux collectivités locales. Ou s’il ne leur impose pas de nouvelles charges sans vraie compensation, comme la réforme des rythmes scolaires.

Que faut-il faire encore pour contenir les charges ?

D’abord, ne pas engager de dépense nouvelles : recrutements massifs de personnel comme ce qu’on vu à la Communauté de communes ces dernières années, investissements nécessaires mais qui auraient pu être faits à bien moindres frais : parking, piscine.

Et puis il y a des centaines de gaspillages qu’il faut repérer un peu partout et colmater. Il n’y a pas de miracle, il y a une multitude de petites choses qui s’ajoutent. « Les petits ruisseaux font les grandes rivières » disait ma grand-mère. J’ai passé onze ans à la Cour des comptes, je sais de quoi je parle.

Mais alors, il ne vous restera rien pour agir ?

Au contraire. Croire que « faire de choses », c’est seulement tirer des chèques, c’est une vision de parvenu, un esprit de nouveau riche. Je dépense donc j’existe.

Je ne vois pas du tout les choses comme cela. Il y a, si on a les compétences et les connections voulues, de nombreuses manières d’investir sans engager les finances de la commune.

D’abord, bien entendu, obtenir le maximum de subvenions de l’Etat, de l’Europe ou de la région. Ça se fait mais ça peut se faire plus. Ce sont ceux qui ont de projets qui sont servis en premier.

La création d’emplois, indispensable, passe par des investissements privés qui doivent être entièrement financés par le privé. Encore faut-il aller les chercher ! Et soutenir les projets, non par des aides financières mais par un soutien administratif, un climat de compréhension, des appuis administratifs.

Les évènements culturels peuvent être financés par le partenariat, le mécénat, mais aussi, si les spectacles sont bons, tous simplement par le public, par les gens qui achètent les billets.

Mais comment aller chercher les partenaires dont vous parlez ?

Il faut un maire qui soit un peu sorti de Cahors ! C’est le minimum. Pour une ville pauvre comme Cahors, le maire doit être à la fois la figure emblématique, le visage, l’ambassadeur, le commis voyageur de la ville. Ce qui suppose bien entendu qu’il connaisse un peu le reste du monde, et qu’il ait, comme on dit, de l’entregent.

Mais ce n’est pas comme cela qu’on a fait jusqu’ici. Agir, c’était pour une commune faire des investissements publics, créer des emplois publics et augmenter les impôts. On ne connaissait rien d’autre pour marquer on passage.

C’est comme cela que Cahors se retrouve aujourd’hui avec un impôt foncier à 70 % au-dessus de la moyenne nationale. Je connais des gens qui ont travaillé et épargné toute leur vie pour acheter ou faire construire une maison, ce qui est bien le moins, et qui doivent, arrivés à la retraite, la vendre parce qu’ils ne peuvent plus payer les impôts. C’est un véritable drame.

Cette ancienne manière de gérer, c’est ni plus ni moins que le socialisme municipal. Il ne date pas d’hier. Et je vous dirai entre nous que certains maires de droite n’en étaient pas exempts.

Mais maintenant, tout cela , c’est fini.

En un mot, Il faut sortir Cahors du socialisme municipal !

Nous reviendrons, lors d’entretiens ultérieurs, sur tous ces sujets.

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